Mon illustratrice Artelette avait conçu cette bannière, pleine de petits outils culinaires, pour mon compte Twitter.

Jamais sans mon mixer : les instruments vraiment utiles

Éditorial - 25 mai 19

J’ai déjà évoqué “la batterie de cuisine de l’amateur” en passant un maximum de matériel en revue. Bien sûr que la cuisine nécessite un certain nombre d’ustensiles, mais, alors que la mode tend au dépouillement, faut-il en posséder autant que ça ? En fait, et notamment dans les petites cuisines, il s’agit surtout de choisir les bons. Pour ma part, je ne saurais me passer de mon mixer plongeur. Et vous ?

Une fois que vous avez un bon couteau, un fouet et une cuiller en bois, vous pouvez nourrir les vôtres en vacances grâce quelques recettes simples (cf. les plats pour un été en location), mais, tout de même, dans la vie courante, on est vite frustré de ne pas mixer une soupe ou de monter ses blancs en neige péniblement au fouet manuel.

L’électroménager de base

Certes, vous pouvez passer votre soupe au moulin à légumes (il arrive que ce soit préférable, pour l’oseille, notamment), mais c’est un engin bien plus encombrant.
Je plaiderai donc inlassablement pour le mixer plongeur.
Quant aux blancs en neige ou la chantilly, il n’y a rien de mieux qu’un batteur électrique : on ne trouve plus beaucoup de petits fouets à manivelle qui étaient pourtant parfaitement efficaces.

L’artillerie lourde

Si vous avez la chance d’avoir une cuisine suffisamment grande, le robot multifonction se justifie pour nombre de préparations : il râpe, il émince, il broie, il pétrit, parfois, il a un élément blender, voire une centrifugeuse. Attention, cet appareil ne se justifie que s‘il est à portée de main.
Néanmoins, pour râper ou émincer, il existe de formidables mandolines, totalement mécaniques et pas trop encombrantes, avec des lames interchangeables.

Je ne parle pas des robots type Thermomix ou autres robots multicuiseurs qui pèsent, programment tout et ne laissent libre cours à aucune improvisation. Pour le peu que j’en sais, ils n’apportent aucune nuance de cuisson et ne remplacent pas le savoir-faire. Même si on me prouve le contraire, je n’ai pas de place pour un tel engin. Vous l’aurez compris, la place, c’est mon obsession majeure.

Les fin(e)s pâtissier(ère)s s’équipent d’un siphon et surtout un robot de type Kitchenaid ou Kenwood Chef. Auxquels ils apportent une aide sans pareille. Mais un tel matériel requiert une place suffisante pour s’adonner à sa passion.

Les petits instruments astucieux

Cet outillage tient dans un tiroir.
• Un rasoir à éplucher, plus pratique qu’un économe : celui-là aussi, ayez-en deux
• Un éplucheur à tomates (quand elles sont fermes, c’est plus rapide que de les monder en les ébouillantant), qui diffère légèrement du couteau économe habituel
• Un zesteur qui vous donne des lanières de zeste. Le fin du fin, c’est aussi la râpe qui donne du zeste très finement râpé
• Un presse-ail : il réduit l’ail en purée et imperceptible sous la langue (mais pas au palais !). Choisissez un modèle très désuet (sur les marchés, par exemple) dont le manche comporte une encoche sur une des branches et un trou dans l’autre de façon à faire une très utile dénoyauteur à olives ou cerises. Ça marche très bien !

Sans oublier…

• La passoire : vous y lavez et laissez égoutter tout. Elle doit résister à la chaleur. Nécessaire pour égoutter les pâtes, bien que vous puissiez laisser couler l’eau entre la casserole et son couvercle, mais c’est périlleux : les pâtes filent souvent dans l’évier
• Le verre doseur gradué pour les liquides (et qui résiste à la chaleur), bien sûr, la farine, le sucre et, autant que possible, le riz, voire la semoule
Pour vous lancer dans la pâtisserie, équipez-vous assez vite d’une balance électronique, voire d’une cuiller qui pèse les petites quantités au gramme près

Mes marottes

• La pince presse-purée : vous pouvez, certes écraser les pommes de terre à la fourchette et nommer votre purée une “écrasée” de pommes de terre, mais cet instrument, qui se présente comme une pince énorme presse-ail, écrase les pommes de terre assez finement
• Le séparateur en silicone pour cuire des blini, pancakes ou œufs sur le plat, pas encombrant du tout

Les combines

• Improvisez une poche à douille avec un papier cuisson roulé en cône
• Fabriquez un entonnoir en découpant le haut d’une bouteille en plastique
• Faites un emporte-pièce avec un verre ou une tasse retourné
• Pour filtrer sauces et fluides, utilisez une filtre à café

Pour la cuisson

Je reste attachée à
• La cocotte en fonte, si possible
• L’autocuiseur de 8 litres : vous y ferez une foule de plats et il vous servira de grand faitout
et j’apprécie beaucoup
• Les casseroles à manche amovible : elles passent four et vous serviront de moule à soufflé ou à charlotte
• Les poêles à manche amovible : elles vous feront d’excellentes tartes tatin

À vous de faire le tri. Finalement, j’ai un penchant pour pas mal d’instruments.
Et je ne compte pas les moules divers et variés : à tarte, à manqué, à savarin, etc. Mais c’est une autre histoire.

Mixer plongeur et batteur électrique, de petits instruments peu encombrants dont je ne saurais guère me passer.
Presse-purée ou moulin à légumes, râpe et mandoline, des instruments mécaniques qui gardent encore leur utilité.

1 commentaires

Emmanuel 28 mai 19

Je ne saurais pas me passer du Willy Waller 2006 pour préparer mes purées ! (réf : https://youtu.be/hJgQCbRsq-I)

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